L’association Al Bawsala a organisé Dimanche soir, un panel de discussion, avec comme thématique le projet de loi sur la réconciliation. Le débat, qui s’est tenu dans l’espace Le Mondial en plein cœur de Tunis, n’est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux.

Il est deuxième dans une série d’évènements similaires prévus tout au long du mois du Ramadan,  et qui se proposent d’arpenter le labyrinthe que représentent les soubassements de ce projet. Ce projet qui n’a pas arrêté de susciter la controverse depuis maintenant quelques années.

Pour cette édition, la discussion a porté sur l’existence ou non  d’un « bien-fondé » du texte du projet, sa conformité avec les normes garantissant la justice, ainsi qu’avec la nécessité pressante de réforme de l’administration Tunisienne.

Le débat a opposé deux anciens ministres : M.Mohamed Abbou, ancien ministre chargé de la réforme Administrative, et M.Abid Briki, ancien ministre de la fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption. Avec comme modératrice Mme Chaima Bouhlel, présidente de l’association Al Bawsala.

Le débat a été une nouvelle occasion saisie par l’association, pour rappeler que la seule et unique version officiellement déposée à l’Assemblée des Représentants du Peuple, est bel et bien la première version datant de 2015 et qui est intitulée « projet de loi organique N°49/2015 portant mesures exceptionnelles relatives à la réconciliation dans les domaines économique et financier ».

Et que les deux invités, indépendamment de la contradiction qu’ils portent au niveau de leurs points de vus, ont reconnu l’existence d’un certain consensus quant à son refus catégorique. Mais le point de divergence reste le sort même de ce projet. Entre ceux, qui appellent à son amendement et à son amélioration, et ce en vue de son adoption tôt ou tard. Et ceux qui appellent à son retrait pur et simple.

Cependant, le débat a été faible au niveau de l’argumentation juridique. La discussion s’est faite à travers un angle presque purement politique, partisan, voire même philosophique. Mais l’analyse juridique du texte s’est fait attendre. Alors que des lacunes persistent.

Une nouvelle édition du débat aura lieu ce Dimanche, le 18, avec comme intitulé «La loi sur la réconciliation et l’Économie». Notant que le projet de loi sur la réconciliation a resurgit dans l’agenda de travail des commissions législatives, avec plusieurs réunions programmées pour la semaine prochaine à l’Assemblée des Représentants du Peuple.

*Image à la Une: Photo – Al Bawsala

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